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The Shield suit les opérations de la « Strike team », une unité expérimentale de la police de Los Angeles créée pour rétablir l'ordre dans un des quartiers les plus dangereux de la ville. Confrontés quotidien-nement aux pires criminels, ses membres en viennent à leur ressembler et sont prêts à tout pour arriver à leurs fins, y compris à user de méthodes douteuses, voire franchement illégales. À leur tête se trouve Vic Mackey, un flic sans scrupule qui agit selon ses propres règles, que ce soit pour rendre une justice expéditive ou pour servir ses propres intérêts.
Loin des effets sophistiqués et du côté glamour des Experts, The Shield prétend montrer avec un réalisme cru une autre facette du métier de policier. Héritière de New York Police Blues, une autre série policière qui a brisé des tabous en son temps, elle en repousse encore les limites du fait du caractère ambigu de son "héros". Vic Mackey est un bon père, un collègue loyal et sa violence est le plus souvent dirigée contre ceux qui la méritent mais c'est aussi un flic corrompu, déterminé à défendre son domaine comme le ferait un parrain de la pègre. De même, l'attitude de ses supérieurs est ambiguë : ils rejettent sa brutalité tout en en appréciant l'efficacité et les bénéfices politiques éventuels qu'ils peuvent en tirer.
Superbement écrite et réalisée, la série doit beaucoup de son succès, critique et public, à l'interprétation sans concession de Michael Chiklis dans un rôle difficile, sans oublier quelques guest stars de luxe : Glenn Close, Forest Whitaker, Famke Jannsen...
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